Femme qui calcule le bon moment
Bien dans mon job

Comment déterminer le bon moment pour se lancer dans un projet ?

Tu rêves de travailler en tant qu’indépendante ou de lancer un projet qui te permettrait de bosser à ton compte. Oui, mais voilà, tu aimerais avoir des garanties avant de te lancer. Tu te demandes comment savoir quand ce sera le bon moment pour quitter ton job ?

Bref, tu attends ce fameux bon moment pour te lancer. Pendant ce temps-là, tu calcules grâce à des formules improbables quand est-ce que tu pourrais atteindre tel objectif qui pourrait te donner le signal que c’est bon. Tu penses que le chemin est linéaire. Qu’à force d’attendre, il finira par arriver !

Finalement, tu es toujours encore là à attendre. Il y a toujours un truc qui fait que ça n’est pas encore le bon moment.

Alors que faire ? Comment le déterminer ce bon moment pour se lancer dans la grande aventure ?

Scoop ! Toutes ces réflexions je me les suis déjà posées. Et la réponse, c’est qu’il n’y a pas de bons moments et il n’y en aura probablement jamais. Par contre, il y a des choses que tu dois savoir, sinon tu iras dans le mur.

Temps de lecture estimé: 6 minutes

Le bon moment n’existe pas

femme qui se demande quel est le bon moment pour se lancer dans l'entreprenariat

Et oui, le bon moment n’existe pas. Il n’y a pas de bon moment, alors arrête tout de suite de perdre ton temps à le chercher. Mais au fait… pourquoi cherches-tu absolument à te lancer au moment le plus opportun ?

Comprendre ce besoin t’aidera beaucoup, je pense.

La recherche de la perfection

Tu te dis que le mieux est de quitter ton job et de te lancer quand toutes les étoiles seront bien alignées.

Du genre quand tu auras lancé ton activité à côté et que tu gagneras l’équivalent de ton salaire.

Ou encore, quand tu auras bâti un business plan en béton et que tu seras sûre à 99,99% que ton activité sera viable.

Et même, pourquoi pas, les deux en même temps.

Ou alors, ça peut-être aussi quand tu auras le temps (tu en viendrais presque à espérer un licenciement…).

C’est un peu normal. Tu ne veux pas quitter ton travail, un salaire qui tombe tous les mois sans être presque sûre à 100% d’y arriver.

Donc, tu veux que ce moment soit vraiment le bon. Quand tous tes indicateurs seront au vert. Tu recherches la perfection.

Sauf que, désolé de te le dire, ce moment parfait ne viendra jamais. Parce qu’une autre bricole viendra toujours s’immiscer dans ton plan. Ça ne sera jamais le bon moment, le bon endroit, le bon timing…

Alors, même si ce fameux bon moment arrive vraiment, tu n’auras peut-être plus la tête à ça, tu auras des problèmes d’argent à régler d’abord, un burn-out t’aura épuisée, etc. Et ça ne sera finalement toujours pas le bon moment.

Le besoin d’avoir des preuves

Toi et aussi sûrement ton entourage, demanderont des preuves que ton activité fonctionne.

Tu as besoin d’être rassurée, de savoir que tu ne vas pas dans le mur.

Alors tu as sûrement déjà commencé à bosser sur ton projet. Et tu te dis que quand tu gagneras tant, tu poseras ta démission (ou demande de rupture conventionnelle).

Tu as même fait des calculs pour intégrer la mutuelle que ton employeur te paye aujourd’hui, les cotisations sociales et tout ça. Tu sais exactement la somme que tu dois gagner avant de lâcher ton job ou de demander un mi-temps.

Ce n’est pas mal comme idée, sauf que tu risques de t’épuiser. Surtout si tu as des enfants à gérer.

Le risque est aussi de te dire que finalement, ton objectif n’est pas encore assez sûr, que tu veuilles aller encore un peu plus loin.

Et là encore, le bon moment risque de n’être toujours pas le bon…

Chercher le bon moment permet de repousser le passage à l’action

Mais alors, pourquoi te fixer tes objectifs pour que finalement quand ils sont là, ne pas les respecter ?

Si tu lis la suite, tu comprendras que je suis déjà passée par là.

Ce que j’en ressors, c’est que tu te donnes bonne conscience en te fixant un objectif pour ce bon moment.

Mais une fois cet objectif atteint (si jamais tu y arrives), tu t’aperçois qu’il n’est pas suffisant. Il faudrait que tu gagnes encore un peu plus, un peu plus longtemps. Ou alors il manque quelques pages de plus à ton business plan.

Pourquoi ça ? Et bien, cela te permet de repousser le passage à l’action. Parce que quitter ton job pour te lancer dans la grande aventure de l’entrepreneuriat te fait un peu peur quand même.

Finalement, attendre le bon moment est un bon moyen de ne pas passer à l’action de suite et de remettre à plus tard.

J’ai attendu le bon moment pour me lancer…

femme qui calcule quels objectifs atteindre pour pouvoir quitter son job

Moi aussi, je me suis fixé un bon moment pour me lancer et j’ai attendu. Voilà mon histoire…

Je m’étais donné un objectif

J’avais donc ouvert le blog en 2012 et quelques années plus tard, il commençait à me rapporter un peu d’argent.

Pas beaucoup, mais suffisamment pour me faire rêver à une autre vie. Je me voyais travaillant à la maison, étant mon propre chef et de plus, disponible pour les enfants qui étaient à l’école.

J’avais fixé un objectif que je peaufinais d’année en année. Pour te dire, j’avais créé tout un projet sur Trello à l’époque avec des objectifs chiffrés.

Mais si aujourd’hui je vis mon rêve, ce n’est pas parce que j’ai quitté mon boulot au bon moment. Pourtant, début 2019, un contrat m’a rapporté jusqu’à deux fois mon salaire net durant un mois ou deux.

Pourquoi je n’ai pas quitté mon boulot à ce moment-là ?

Un objectif qui n’était jamais suffisant

En réalité, une fois que j’avais atteint mon objectif, j’ai eu peur.

Peur que cette rentrée d’argent ne dure pas dans le temps. Pourtant, c’est un peu le lot de tous les entrepreneurs. Les revenus ne sont pas fixes et en plus je suis OK là-dessus.

Mais comme je faisais 90% de mon chiffre d’affaires avec un seul contrat, je me disais qu’il fallait que je regarde plus en profondeur si mon projet était viable. Avec d’autres contrats. Je me suis donc mis en tête de faire un business plan.

J’ai acheté « Construire un business plan pour les nuls » et j’ai commencé à le lire et à faire mon business plan, tout en continuant le blog, mon boulot, gérer la maison et les enfants.

Je ne m’arrêtais plus. Je n’avais plus de temps pour moi. On était en mars 2019 et j’ai tenu jusqu’en mai 2019.

J’ai encore le signet sur mon livre Kindle qui est à 47%. Je n’ai pas réouvert ce livre ni touché à mon business plan depuis ce fameux jour de mai où je me suis retrouvée aux urgences pour suspicion d’AVC. J’étais à deux doigts de faire un burn-out.

Et voilà comment le fait d’attendre le bon moment s’est transformé pour moi en c’est le moment tout court.

Lire aussi Je fais un burn-out, que faire ?

Agir avant qu’il ne soit trop tard

femme qui n'a pas attendu le bon moment et qui s'est lancée dans l'entreprenariat

Si j’ai écrit cet article, c’est pour te faire prendre conscience qu’attendre le bon moment peut te mener dans le mur. De la même manière que si tu quittes ton boulot sans y être préparée, en somme. Il va falloir trouver un équilibre entre ce bon moment et ton état d’esprit, tes véritables envies.

Le burn-out te guette

Comme tu as pu le lire, j’étais à deux doigts de faire un burn-out.

À force de t’épuiser à atteindre ce bon moment, à le repousser sans cesse, c’est fatalement ce qui t’attend.

Et ce, d’autant plus si tu ne te sens plus bien dans ton job actuel.

Que serait-il arrivé si j’avais été jusqu’au burn-out, sans pouvoir me lever durant des semaines ?

J’aurais sûrement arrêté le blogging à regret, peut-être repris mon boulot ensuite, en retrouvant tout ce qui ne me convenait pas et subir tout ce que je ne voulais plus.

Ou alors, j’aurais pris un autre chemin, mais à quel prix ?

Aujourd’hui, tout est encore loin d’être parfait pour moi, mais je ne me suis jamais sentie aussi bien.

Le temps des regrets

Ce qui m’a fait passer à l’action, c’est donc ce passage aux urgences.

La possibilité de faire un AVC avec surveillance accrue en soins intensifs, où toutes les deux heures on me réveillait la nuit pour me poser des questions, vérifier que je ne perdais pas la boule. Tout ça fait cogiter.

Je me suis bien sûr posé la question « et si c’était mon dernier jour ? », quel serait mon bilan, mes regrets ?

L’important était-il vraiment de ramener un salaire à la maison coûte que coûte ? Au point d’y laisser ma santé, mes enfants, ma famille ? Passer à côté de mon rêve ? Attendre que les enfants soient trop grands pour enfin bosser à la maison et pour être disponible pour qui ? Oui, c’est en ce moment qu’ils sont à l’école primaire et que j’ai envie de profiter d’eux et d’être près d’eux au cas où.

Et que pourrait-il arriver de pire si je le quitte ce boulot ? Après tout, j’ai droit à Pôle Emploi durant 2 ans, ça n’est pas rien.

Lire aussi Comment quitter son travail sans tout perdre ?

Et toi, quels seraient tes regrets si aujourd’hui était le dernier jour de ta vie ?

Finalement, pour déterminer le bon moment pour te lancer dans un projet, ce n’est pas d’attendre que toutes les étoiles soient super bien alignées, mais que tu sentes que tu en as vraiment envie et qu’au fond de toi, quelque chose te dit que c’est le bon moment.

J’espère que ce mini-témoignage t’auras apporté ne serait-ce qu’un tout petit peu de motivation à passer à l’action. N’hésite pas à échanger sur le sujet en commentaire ci-dessous.

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Tu peux aussi lire l’article de Marlène du blog No Tuxedo sur « Pourquoi attendre « le bon moment » pour lancer un projet ? ».

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Adeline

Salut ! Je suis Adeline, 43 ans, blogueuse depuis 2012. J'ai toujours eu une petite graine en moi qui voulait entreprendre. Et j'ai toujours su que quand j'aurais des enfants, je travaillerais à la maison. La vérité, c'est que ça n'a pas toujours été aussi simple que ça. Tu peux en savoir plus sur moi ici. Si tu as une question ou une remarque sur cet article, n'hésite pas à laisser un commentaire, je serai ravie d'échanger avec toi !

2 Commentaires

  • Annajo Janisz

    Merci infiniment de ton article Adeline, qui j’en suis sûre en aidera plus d’une. Tu développes bien tous ces freins que l’on se met pour ne pas « se lancer » parce que, quelque part, c’es humain de ressentir tout ce dont tu parles. C’est humain de tendre vers le mieux, le plus confiant, le plus sécurisant. On a aussi plein de peurs qui se révèlent lorsqu’on décide d’aller vers ce qui nous fait vibrer, ce qui nous fait rêver. C’est normal : on a tellement peur de ne pas être à la hauteur de la grandeur et de la beauté de nos rêves.

    Ça me fait penser à ma vidéo « C’est toujours le bon moment », où je racontais que, durant mon voyage en Birmanie, j’avais fait des petits boulots dans des plateformes freelance internet, que c’était le pire moment pour travailler sur internet (du fait du régime politique qui surveillait tout en ligne et coupait internet très souvent dans la journée), mais que je l’avais quand même fait.

    Je dirais pour conclure que, paradoxalement, il n’y a jamais de « bon » moment mais qu’en même temps, c’est toujours le meilleur moment pour faire les choses parce qu’il n’y a que CE moment-là qui existe. Le reste n’est que suppositions. Le reste n’est que projection. Le reste n’est qu’inquiétudes certes légitimes, mais essentiellement non fondées. Alors autant faire les choses selon l’envie du moment, ici et maintenant. Sans (trop) se poser de questions.

  • Adeline

    Je te remercie sincèrement pour ton retour Annajo.
    Oui, tout dépend de l’angle de vue.
    Parfois, ça percute mieux de parler qu’il n’y a jamais de bons moments. Si ce moment n’existe pas, c’est que ça ne sert à rien de l’attendre et de foncer.
    Et d’autres, le fait de savoir que c’est toujours le bon moment, ça les poussent plus à l’action.
    Mais surtout, c’est qu’une fois lancé, tu regrettes souvent de ne pas l’avoir fait plus tôt.

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