Dans cet article, je te partage mon avis sur Les glycémies du Dr Michel Baerwald, un livre qui m’a autant intéressée par son sujet que questionnée par son approche très radicale.
Quand j’ai reçu le livre Les glycémies qui suppriment les maladies chroniques et augmentent l’espérance de vie au-delà de 150 ans du docteur Michel Baerwald, j’ai tout de suite été intriguée.
Forcément, un titre pareil, ça interpelle.
Supprimer les maladies chroniques ? Augmenter l’espérance de vie au-delà de 150 ans ? Rien que ça.
Je m’intéresse depuis longtemps aux liens entre alimentation, glycémie, inflammation, stress, maladies chroniques et qualité de vie. Donc le sujet m’a parlé. Je suis convaincue qu’on mange souvent trop de sucres, trop de glucides raffinés, trop de produits ultra-transformés, et que l’industrie agroalimentaire n’aide clairement pas à faire des choix simples et sains au quotidien.
Mais justement, parce que le sujet est important, j’avais envie de lire ce livre avec attention. Pas pour applaudir trop vite. Pas pour rejeter en bloc non plus.
Je l’ai lu comme je lis souvent ce type de livre santé : avec curiosité, mais aussi avec mon radar intérieur allumé.
Et mon avis est très partagé.
D’un côté, ce livre met le doigt sur un vrai problème : notre rapport au sucre, aux glucides modernes et à la glycémie mérite clairement d’être questionné.
De l’autre, j’ai été gênée par la radicalité de l’approche. À plusieurs moments, j’ai eu l’impression que la glycémie devenait le coupable presque universel de toutes les maladies chroniques. Et là, je décroche.
Prendre soin de sa glycémie, oui.
En faire le centre de toute sa vie, non.
Sommaire:
Les glycémies du Dr Michel Baerwald : c’est quoi exactement ?
Les glycémies qui suppriment les maladies chroniques et augmentent l’espérance de vie au-delà de 150 ans est un livre du docteur Michel Baerwald, publié aux Éditions Trois Colonnes.
Le sujet principal du livre est la glycémie, c’est-à-dire le taux de glucose dans le sang.
L’auteur défend l’idée qu’une glycémie trop élevée favoriserait l’inflammation chronique et jouerait un rôle majeur dans de nombreuses maladies : diabète, maladies dégénératives, maladies neurodégénératives, cancers, vieillissement accéléré, et d’autres pathologies encore.
Sa proposition repose notamment sur une alimentation très pauvre en glucides, avec des seuils qui peuvent descendre très bas selon les profils. Dans le livre, il est notamment question de limiter les glucides à moins de 80 g par jour, voire moins de 50 g, et parfois moins de 30 g pour les personnes diabétiques.
Il évoque aussi la surveillance régulière de la glycémie, l’activité physique répétée dans la journée, et, dans certains cas, le recours à l’insuline pour atteindre des glycémies basses.
Sur le papier, le sujet est passionnant.
Dans la vraie vie, la méthode m’a semblé beaucoup plus discutable.
Petite précision importante : cet article est un avis de lecture, pas un conseil médical. Si tu es diabétique, sous traitement, enceinte, concernée par des troubles alimentaires ou suivie pour une maladie chronique, ce type d’approche doit vraiment être discuté avec un professionnel de santé.

À qui ce livre peut s’adresser ?
Ce livre peut intéresser les personnes qui veulent mieux comprendre :
- l’impact potentiel de la glycémie sur la santé ;
- le rôle des sucres et des glucides raffinés ;
- le lien entre alimentation moderne, inflammation et maladies chroniques ;
- la place de l’activité physique dans la régulation du glucose ;
- les approches alimentaires très pauvres en glucides.
Il peut aussi intéresser une personne déjà sensibilisée au diabète, au prédiabète, à l’hyperglycémie ou aux questions de prévention santé.
À qui ce livre n’est pas destiné ?
Je ne le conseillerais pas comme guide alimentaire à suivre tel quel.
Je serais particulièrement prudente si tu as tendance :
- à l’hypercontrôle alimentaire ;
- à compter chaque calorie ou chaque gramme ;
- à culpabiliser facilement autour de la nourriture ;
- à avoir peur de “mal manger” ;
- à vouloir appliquer strictement un protocole santé sans accompagnement ;
- à chercher une solution miracle contre toutes les maladies.
Ce livre peut vite nourrir une relation anxieuse à l’alimentation si on le prend au pied de la lettre.
Et ça, pour moi, c’est un vrai point de vigilance.
Ma lecture du livre Les glycémies : entre intérêt et réserves
J’ai lu ce livre comme un avis de lecture santé, avec mes notes, mes réflexions et mes propres questionnements.
Je ne l’ai pas lu comme un protocole médical à appliquer. Je n’ai pas suivi la méthode, je n’ai pas porté de capteur de glucose et je n’ai pas modifié toute mon alimentation sur cette base.
Mon objectif était plutôt de comprendre :
- ce que l’auteur défend vraiment ;
- si son raisonnement me semble cohérent ;
- si les recommandations sont applicables dans une vie normale ;
- si le livre peut aider une lectrice à faire de meilleurs choix ;
- ou s’il risque au contraire de la faire basculer dans l’obsession.
Et très vite, j’ai remarqué deux choses.
La première : le livre répète beaucoup la même idée.
La deuxième : cette idée est très forte, mais souvent formulée avec beaucoup de conditionnel.
On retrouve régulièrement des formulations du type “il semble que”, “il est probable que”, “devrait”, “pourrait”. Le conditionnel n’est pas un problème en soi. En santé, il est même souvent nécessaire, parce qu’on ne sait pas tout.
Mais quand une recommandation devient très radicale, j’attends des bases très solides derrière.
Plus une recommandation est extrême, plus les preuves devraient être solides.
Et c’est là que le livre m’a laissée sur ma faim.
Ce que j’ai aimé dans ce livre
Je ne vais pas casser du sucre sur ce livre. Même si, vu le sujet, le jeu de mots était presque obligatoire.
Il y a des points intéressants.
D’abord, il remet la glycémie au centre de la discussion. Et c’est vrai que c’est un sujet important.
Aujourd’hui, on parle beaucoup de poids, de calories, de cholestérol, de protéines, de jeûne intermittent, de ménopause, de microbiote… mais la glycémie reste parfois mal comprise.
Ce que ce livre a réveillé chez moi, c’est aussi une réflexion plus large sur notre alimentation moderne. Même si l’auteur parle surtout de glycémie, je trouve difficile de séparer ce sujet des sucres ajoutés, des produits ultra-transformés, des snacks, des boissons sucrées et de tout ce qui brouille nos repères au quotidien.
Le livre pousse surtout à regarder la place des glucides et de la glycémie. De mon côté, cette lecture m’a aussi donné envie d’élargir la réflexion : qualité des aliments, produits transformés, plaisir alimentaire, stress, activité physique… parce qu’une assiette ne se résume pas à un chiffre.
Parce qu’entre “je mange équilibré” et “je regarde vraiment la place que prennent les glucides dans ma journée”, il peut y avoir un petit fossé. Voire une tranchée.
J’ai aussi trouvé intéressant qu’il rappelle le rôle de l’activité physique dans la régulation de la glycémie. Bouger après un repas, marcher, utiliser ses muscles, ce n’est pas anodin.
Enfin, le livre a le mérite d’ouvrir une réflexion sur la prévention des maladies chroniques. Et ça, c’est précieux.
Là où je suis beaucoup plus réservée, c’est sur la conclusion proposée.
Là où je décroche : la glycémie comme coupable universel
Ce qui m’a le plus gênée dans ce livre, c’est l’impression que la glycémie devient peu à peu la cause principale de presque tout.
Maladies chroniques, maladies dégénératives, vieillissement, Alzheimer, Parkinson, cancers, endométriose… à force, j’ai eu le sentiment que tout revenait toujours au même coupable : le glucose.
Et je trouve ça trop simplificateur.
Le corps humain n’est pas un tableau Excel avec une seule case rouge à corriger.
La santé dépend de nombreux facteurs :
- l’alimentation ;
- l’activité physique ;
- le stress ;
- le sommeil ;
- le terrain personnel ;
- l’environnement ;
- les hormones ;
- l’âge ;
- les antécédents ;
- le microbiote ;
- la qualité des aliments ;
- l’exposition aux produits chimiques ;
- la vie émotionnelle aussi, n’en déplaise aux amateurs de courbes parfaites.
Bien sûr, la glycémie compte.
Mais elle ne peut pas tout expliquer à elle seule.
J’ai eu l’impression d’assister à une nouvelle chasse aux sorcières nutritionnelle. Hier, on accusait le gras. Aujourd’hui, on accuse les glucides. Demain, on accusera peut-être autre chose.
Sauf que le corps humain n’est pas un tribunal où l’on cherche un coupable unique.
C’est un écosystème.
Tous les glucides ne racontent pas la même histoire
Autre point qui m’a vraiment dérangée : le manque de nuance entre les différents glucides.
Dans le livre, j’ai eu l’impression que beaucoup de glucides étaient mis dans le même grand sac à problèmes.
Pourtant, un soda, une viennoiserie industrielle, une lentille, une carotte, un fruit, du riz complet ou un légume ne racontent pas du tout la même histoire dans le corps.
Oui, ce sont des sources de glucides.
Mais leur effet dépend aussi :
- de la quantité consommée ;
- de la qualité de l’aliment ;
- de sa richesse en fibres ;
- de son niveau de transformation ;
- du reste du repas ;
- de l’activité physique ;
- de la sensibilité individuelle ;
- du contexte global de vie.
C’est là que la nuance devient essentielle.
Un bol de riz dans une alimentation sobre, végétale, peu transformée, avec des légumes, du poisson, du soja fermenté ou une vraie activité physique, n’a pas grand-chose à voir avec une journée composée de biscuits, pain blanc, sodas, céréales sucrées et plats industriels.
Pourtant, dans les deux cas, on peut dire : “il y a des glucides”.
Et c’est bien le problème.
À un moment, l’auteur évoque l’idée que les glycémies trop élevées seraient liées aux signes du vieillissement : rides, cheveux blancs, perte de vitalité, perte musculaire, troubles cognitifs…
Mais si l’on suit cette logique jusqu’au bout, comment expliquer certaines alimentations traditionnelles asiatiques dans lesquelles des aliments riches en glucides, comme le riz, ont longtemps eu une place importante, sans que l’on puisse réduire leur santé ou leur longévité à ce seul aliment ?
Bien sûr, il ne faut pas idéaliser ni généraliser. “Les Asiatiques” ne forment pas un seul bloc, et leur santé ne dépend pas uniquement du riz.
Mais justement, c’est là que le raisonnement devient intéressant.
Leur mode de vie, les portions, l’activité physique, la place des légumes, du poisson, du soja, des aliments fermentés, la sobriété alimentaire et la qualité globale de l’assiette comptent aussi.
Cela montre bien que le problème n’est probablement pas “le glucide” en lui-même, mais le contexte dans lequel il est consommé.
Et c’est exactement ce qui m’a manqué dans ce livre : une vraie discussion sur la qualité des glucides, les fibres, l’index glycémique, la charge glycémique, l’ordre des aliments dans le repas et la différence entre alimentation traditionnelle et alimentation industrielle.
Le régime proposé : trop restrictif pour moi
Le livre recommande une réduction très importante des glucides.
Dans certains passages, il est question de descendre à moins de 80 g de glucides par jour, voire moins selon les situations.
Sur le papier, cela peut sembler simple : on enlève les sucres, les féculents, les céréales, une partie des fruits, certains légumes, les légumineuses en grande quantité, et voilà.
Sauf que dans une vraie vie, ça pose vite question.
Si on réduit fortement les glucides, il faut bien trouver de l’énergie ailleurs.
Donc on augmente les protéines et/ou les lipides.
Mais le livre semble aussi inviter à ne pas abuser des lipides, même des graisses considérées comme bonnes. Et il limite aussi beaucoup les légumineuses, qui sont pourtant une source intéressante de protéines végétales, de fibres et de minéraux.
Alors il reste quoi ?
Beaucoup de protéines animales ? Viande, poisson, œufs, fromage ?
À long terme, je ne vois pas bien comment cette approche peut être équilibrée, durable, plaisante et adaptée à tout le monde.
Je ne dis pas qu’un régime pauvre en glucides ne peut jamais être utile. Dans certains contextes, avec un accompagnement sérieux, pourquoi pas.
Mais en faire une norme à vie pour prévenir presque toutes les maladies, c’est autre chose.
Et là, je suis beaucoup plus réservée.
L’hypercontrôle : le point qui m’a le plus mise mal à l’aise
Un autre aspect m’a gênée : la place donnée à la surveillance permanente.
Le livre parle de mesurer sa glycémie, de suivre les chiffres, de contrôler les réactions alimentaires, voire d’utiliser un capteur de glucose ou un glucomètre.
Pour certaines personnes diabétiques, ou dans un cadre médical précis, cette surveillance peut évidemment être nécessaire.
Mais pour une personne qui cherche simplement à mieux manger, je trouve que cela peut vite devenir anxiogène.
Compter les grammes de glucides. Surveiller chaque repas. Regarder les chiffres. Ajuster. Recommencer. Se demander si tel fruit est “trop”. Si tel légume “passe”. Si le riz du repas familial va ruiner la courbe.
Très peu pour moi.
Je sais que certaines personnes aiment mesurer, optimiser, suivre, comparer. Mais je sais aussi que d’autres peuvent tomber dans l’hypercontrôle.
Et l’hypercontrôle, ce n’est pas la santé.
C’est parfois une prison avec une jolie application mobile.
Une santé qui repose sur la peur de chaque bouchée n’est pas une santé durable.
Je préfère une approche qui aide à retrouver du bon sens, pas une approche qui transforme l’assiette en examen permanent.
Les exemples du livre : intéressants, mais pas généralisables
Le livre présente des cas où des personnes semblent aller mieux avec une glycémie plus basse et une alimentation très contrôlée.
Ces exemples sont intéressants. Je ne les balaie pas.
Mais beaucoup concernent des personnes âgées, parfois dépendantes, dans des contextes où l’alimentation est préparée par d’autres. Autrement dit, des situations très encadrées.
Ce qui peut être observé dans ce cadre ne devient pas automatiquement une règle de vie pour tout le monde.
Une femme active, une maman qui travaille, une personne sportive, une personne stressée, une personne ménopausée, une personne qui cuisine pour toute sa famille, une personne qui veut juste manger plus sainement sans basculer dans la restriction… ce n’est pas le même contexte.
Et une amélioration sur quelques jours ou quelques mois ne prouve pas forcément qu’un régime très pauvre en glucides soit bénéfique sur dix, vingt ou trente ans.
C’est là que j’aurais aimé plus de recul.
Ce que j’aurais aimé trouver dans ce livre
J’aurais aimé que le livre parle davantage du régime méditerranéen, du modèle d’Okinawa ou d’autres approches alimentaires plus globales.
Ces modèles ne sont pas parfaits, mais ils ont un gros avantage : ils ne reposent pas uniquement sur la peur d’un nutriment.
Ils parlent aussi de qualité alimentaire, de végétaux, de bonnes graisses, de légumineuses, de fibres, de portions, de sobriété, d’activité physique, de plaisir, de convivialité.
Bref, de vraie vie.
J’aurais aussi aimé trouver plus de nuances sur :
- les sucres ajoutés ;
- les glucides raffinés ;
- les céréales complètes ;
- les fruits ;
- les légumes ;
- les légumineuses ;
- les fibres ;
- l’index glycémique ;
- la charge glycémique ;
- l’ordre des aliments pendant le repas ;
- le rôle du microbiote ;
- le stress ;
- le sommeil ;
- l’alimentation industrielle.
Parce qu’à mes yeux, le vrai sujet n’est pas seulement : “Combien de grammes de glucides ai-je mangé aujourd’hui ?”
Le vrai sujet est aussi : “Qu’est-ce que je mange vraiment ? Dans quel contexte ? Avec quel niveau de transformation ? Avec quel plaisir ? Avec quel impact sur mon corps et mon mental ?”
Et ça change tout.
Avantages et inconvénients
Les points forts
- Le livre aborde un vrai sujet de santé : la glycémie.
- Il pousse à réfléchir à sa consommation de sucre.
- Il rappelle que notre consommation de glucides mérite d’être questionnée, même si j’aurais aimé qu’il parle davantage de la qualité des aliments et des produits ultra-transformés.
- Il invite à regarder l’impact des glucides raffinés sur le corps.
- Il remet l’activité physique dans la discussion.
- Il peut aider à prendre conscience de la place importante des glucides dans l’alimentation actuelle.
- Il ouvre une réflexion sur la prévention des maladies chroniques.
Les points faibles
- Le livre est très répétitif.
- L’approche me semble trop centrée sur un seul coupable : la glycémie.
- Les différents glucides ne sont pas assez distingués.
- Les fibres, les légumineuses, les fruits et les céréales complètes mériteraient plus de nuance.
- La méthode proposée paraît très restrictive à long terme.
- La place donnée au contrôle glycémique peut nourrir l’anxiété.
- Le plaisir alimentaire est trop peu présent.
- Les exemples cités ne me semblent pas généralisables à tout le monde.
- La promesse d’une espérance de vie au-delà de 150 ans me semble beaucoup trop forte.
- Le livre parle peu du rôle global de l’industrie agroalimentaire et du mode de vie.
Pour qui ce livre est vraiment une bonne idée ?
Ce livre peut être une bonne idée si tu veux ouvrir une réflexion sur ta consommation de sucre, de glucides et sur la place de la glycémie dans la santé.
Il peut t’intéresser si tu te poses des questions sur :
- la glycémie ;
- le prédiabète ;
- le diabète ;
- les maladies chroniques ;
- l’inflammation ;
- les liens possibles entre alimentation, vieillissement et santé métabolique ;
- les approches alimentaires très pauvres en glucides.
Il peut aussi t’intéresser si tu veux comprendre la vision du docteur Michel Baerwald : une approche très centrée sur la baisse de la glycémie, avec une réduction importante des glucides et une surveillance régulière des chiffres.
En revanche, si tu cherches un livre très concret sur l’alimentation industrielle, les sucres cachés, les produits ultra-transformés ou la différence entre un aliment brut et un produit marketing bien emballé, ce n’est pas forcément celui que je te conseillerais en priorité.
C’est justement l’un de mes regrets : le livre parle beaucoup de glycémie, mais il développe peu la question de la qualité globale de l’alimentation, du plaisir à table, des fibres, des légumineuses, du microbiote ou du rôle de l’industrie agroalimentaire.
Je ne le vois donc pas comme un guide alimentaire à appliquer à la lettre.
Je le vois plutôt comme une lecture qui peut réveiller une réflexion, à condition de garder son esprit critique.
Il peut être intéressant si tu es déjà bien entourée médicalement et que tu veux discuter de ces sujets avec un professionnel compétent.
Mais si tu as tendance à vouloir “bien faire” jusqu’à t’oublier, à contrôler ton alimentation ou à culpabiliser dès que tu manges un aliment “pas parfait”, je te conseille vraiment de prendre du recul.
Ce livre pourrait te faire plus peur que t’aider.
Mon avis final sur Les glycémies du Dr Michel Baerwald
Mon avis final est nuancé.
Je trouve que Les glycémies a le mérite de poser une vraie question : notre alimentation moderne contient trop de sucres, trop de glucides raffinés et trop de produits ultra-transformés.
Sur ce point, je suis d’accord.
Oui, il faut réduire les excès de sucre.
Oui, il faut se méfier des produits industriels qui nous donnent envie d’en reprendre encore et encore.
Oui, la glycémie est un marqueur important.
Oui, bouger après les repas, manger plus brut, limiter les boissons sucrées, réduire les snacks industriels et choisir de meilleurs aliments peut faire du bien.
Mais je ne suis pas convaincue par une approche qui semble faire de la glycémie la clé principale de presque toutes les maladies chroniques.
Je ne suis pas convaincue non plus par l’idée de vivre toute sa vie dans une restriction forte en glucides, avec une surveillance régulière des chiffres et une peur permanente de dépasser.
Pour moi, la santé ne se résume pas à une courbe de glycémie.
Elle se construit dans l’équilibre, la qualité des aliments, le mouvement, le sommeil, la gestion du stress, la sobriété alimentaire, la réduction des produits ultra-transformés… et aussi un minimum de plaisir à table.
Parce que vivre longtemps, c’est bien.
Mais vivre longtemps en ayant peur d’une cuillère de lentilles ou d’un bol de riz, franchement, ça me laisse perplexe.
Je garde donc de ce livre une alerte utile sur le sucre.
Mais je laisse de côté son côté trop rigide, trop obsessionnel et trop “solution miracle”.
Ma conclusion tient en une phrase :
Prendre soin de sa glycémie, oui. En faire une religion, non.
Si tu veux lire ce livre
Si tu te reconnais dans ces questionnements et que tu veux te faire ton propre avis, tu peux lire Les glycémies du docteur Michel Baerwald avec cette idée en tête : ce n’est pas un mode d’emploi à appliquer sans recul, mais une piste de réflexion sur notre rapport au sucre, à la glycémie et à l’alimentation moderne.
Lis-le avec curiosité.
Mais garde ton discernement.
Ton corps n’est pas une machine à optimiser. C’est un équilibre à écouter.
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