allaitement
Bébé,  Maman

Mon allaitement

Je profite de cette 2ème grossesse pour vous faire part de mon expérience avec mon 1er allaitement.

Avant la naissance, j’étais assez naïve, et je pensais bêtement que tout se ferait tout seul, naturellement.

J’ai donc tout juste participer à une séance de préparation à l’accouchement spécial allaitement, et rien d’autre. Aucune lecture.

Et puis je me disais comme beaucoup, on essaye et si ça ne marche pas, je laisse tomber.

J’étais tout de même équipée de quelques soutien-gorges d’allaitement et de coussinets pour absorber les fuites. Et quelques biberons, au cas où.

La première mise au sein s’est bien passée, ma puce tétait très bien, elle avait tout de suite trouvé le truc. J’étais confiante.

C’était sans compter que le jour de l’accouchement, je me suis chopée un méga rhume. Et ça a eu son importance sur le début.

Je n’y ai pas trop prêté attention, mais l’allaitement demande d’être bien hydratée, et le rhume me déshydratait au contraire. Et je n’arrivais pas à boire en conséquence.

Même si ma puce avait l’air de bien téter les 2-3 premiers jours, au 4ème, n’ayant toujours pas repris de poids, le personnel médical a lancé la machine de guerre: toutes les 2h: tétée 30min + bib de lait maternel, change, tirage de lait 30 min, sur 24h non stop.

Je vous dis pas comment la journée a été difficile et éprouvante. Surtout la nuit. Je n’avais « droit » qu’à peine à 1h de sommeil toutes les 2h… et je piquais du nez avec le tire-lait sur mes mamelles (j’avais à peine l’impression d’être une vache pour le coup)…

Le lendemain, mon chéri s’est fâché. Il a dit que j’avais besoin de repos. J’ai donc continué à allaiter, donner des bib, mais j’ai plus ou moins été exonérée de tire-lait, et surtout ils m’ont pris ma puce à la nursery pour la nuit.

Après presque une semaine à la maternité, on me laisse enfin sortir avec ma puce.

Je dois donc la faire téter et lui donner des biberons complémentaires pour ce qu’elle n’a pas eu assez à manger.

Je suis encore dans l’optique que si ça ne marche pas, j’arrête.

Mais ma puce va une fois encore perdre trop de poids quelques jours plus tard, douche froide. Du coup, obligé de réveiller ma puce toutes les 4h pour la forcer à manger.

Finalement, avec les biberons complémentaires, ça se passe bien.

J’ai bien essayé de louer un tire-lait électrique à la pharmacie pour stimuler un peu plus, mais je ne tirais que quelques gouttes… déprimant. Malgré cela, je continue tétée + bib.

Au bout d’un mois, je n’en pouvait plus de ce rythme. Je la fais téter pendant 1/2h, et puis à la fin elle hurle de faim. Je me dépêche de faire son biberon qu’elle avale comme si elle n’avait rien mangé (j’ai compris aussi par la suite que ma fille est une vrai morfale, ça n’a pas aidé non plus)… les périodes de repos sont courtes. Je suis fatiguée.

Je n’ai reçu aucune aide utile de la Leache Ligue ou autre. Personne d’extérieur ne me donnait une réelle aide pour m’en sortir.

A ce moment là, j’ai bien pensé abandonner.

Mais il y avait quelque chose en moi qui ne pouvait pas abandonner. C’était pas possible. Il fallait que je fasse quelque chose. Je ne pouvais pas en rester là, sur un échec.

Chéri a été formidable, quelque soit ma décision, il me suivait. Il voyait bien que je n’en pouvais plus et qu’il ne pouvait pas faire grand chose, mais il ne m’a pas forcée à arrêter.

C’est à ce moment là que je suis tombée sur une pub dans un magazine sur le tire-lait Avent manuel. La pub vantait qu’il était plus efficace que les tires-lait électrique de la maternité… Même si l’investissement représentait une soixantaine d’euros, avec à la clé plutôt des résultats négatifs, c’était un espoir de dernière chance pour moi. Et puis, je me disais qu’avec un manuel, j’aurais peut-être moins l’impression d’être traite comme une vache…

J’ai donc filé dans un magasin me l’acheter. Et dès la première utilisation, j’ai tiré quelque chose comme 10mL. Pas grand chose. Mais ça m’a redonné beaucoup d’espoir.

Et finalement, j’arrivais à tirer 10mL de plus de jour en jour. Quantité que je donnais à ma puce en biberon, avec encore en plus, des biberons de lait maternisé.

Le 2ème mois a donc été encore plus éprouvant: tétée + bib + tirage de lait.

Mais à la fin de ce 2ème mois, j’ai eu la satisfaction d’arriver à tirer presque autant de lait que ma puce prenait en complément… Une victoire !

A un mois de reprendre le boulot, je me suis donc lancée dans un allaitement à 100%… un bonheur !

Le problème: j’avais initialement prévu d’arrêter quand je reprendrais le boulot… avec la période de sevrage (plus pour moi que pour ma puce), il aurait fallu mettre déjà fin à ce bonheur.

J’ai donc laissé couler….. et puis finalement, je me suis dit que j’essayerai de tirer mon lait au boulot.

Et enfin, à mon retour, j’ai eu la chance qu’un nouvel accord venait de paraître: j’avais droit à 2h pour tirer mon lait par jour, compté en temps de travail, pendant 6 mois, et encore pendant 6 autres mois pendant 1h/j !!!

J’aurai eu donc bien tord de tout arrêter pour la reprise du boulot !

Ma puce a donc pu être allaitée jusqu’à ses 1 an. Bien sûr, en tirant mon lait, j’en avais un peu moins, avec la diversification aussi. Ça c’est donc tout naturellement terminé par des tétées uniquement le soir et le matin, puis le matin seulement.

Je précise aussi que ma puce, même si elle n’avait pas assez à manger, elle a toujours adoré les tétées.

Avec le recul, je ne regrette rien. Je suis même contente d’avoir été aussi têtue.

Je n’ai pas l’impression d’être passée à côté des 2 premiers mois de ma puce. Au contraire, c’est moi qui ait été dure envers moi-même.

Pour le prochain, j’envisage aussi l’allaitement.

Mais cette fois-ci, j’espère m’y prendre mieux dès le début pour ne pas à avoir à affronter à nouveau cette épreuve.

Alors, attention si je chope un rhume -> il faudra que je boive énormément d’eau, et j’embarquerai même mon bon tire-lait manuel si j’ai besoin d’un coup de pouce à la maternité ! Pas question d’utiliser ces trayeuses à vaches.

Et vous, quelle est votre expérience de l’allaitement ?

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Adeline

Salut ! Je suis Adeline, 43 ans, blogueuse depuis 2012. J'ai toujours eu une petite graine en moi qui voulait entreprendre. Et j'ai toujours su que quand j'aurais des enfants, je travaillerais à la maison. La vérité, c'est que ça n'a pas toujours été aussi simple que ça. Tu peux en savoir plus sur moi ici. Si tu as une question ou une remarque sur cet article, n'hésite pas à laisser un commentaire, je serai ravie d'échanger avec toi !

4 Commentaires

  • Rose Grenouille

    Tu es très courageuse, je n’ai pas tenu et j’ai laché trop vite. Ma petite Grenouille a eu du mal à se mettre au sein et après une panne de lait (stress, fatigue,..je ne sais pas trop à quoi cela est dû), elle n’a plus voulu ni du sein ni de mon lait. J’ai ressenti beaucoup de culpabilité et j’ai trouvé peu de soutien. Je me suis sentie un peu frustrée de devoir lui donner le bib’ et en plus mademoiselle avait peu d’appétit.
    En revenant de la mater’ je trouve que l’on est lachée dans la nature et très peu suivie, c’est dommage.
    En tout cas bravo d’avoir tenue bon… je ne sais pas si je me laisserais tenter s’il y a un bébé2

      • SOPHIE

        Et les sages-femmes ? Pourquoi ne pas leurs demander leurs très précieux conseils? Elle consultent à domicile et sont les professionnels pour la grossesse, l’accouchement et les suites de couches. Elle peuvent même réliser ton suivie gynéco 🙂
        Bisous

        • Adeline

          Tu as raison. Mais pour ma première, je n’ai pas été suivie par une sage-femme dans ma région qui aurait pu m’aider. En plus, elles sont un peu débordées.
          Mais pour mon 2ème, j’ai une sage-femme qui vient à domicile toutes les semaines, je vais essayer d’être suivie après mon accouchement aussi. En tout cas, un premier contact est fait.

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